HENRI BARDA, récital de piano

HENRI BARDA, récital de piano

mercredi 18 mars 2020

20:30 - Salle Gaveau

Catégorie Privilège 58 €
Catégorie Premium 42 €
Catégorie Access 27 €
Tarif Jeunes - 28ans 15 €

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Troisième récital de Henri Barda organisé par les Concerts de Monsieur Croche, après ceux de 2017 et 2018.

Voici le troisième récital en trois ans de Henri Barda Salle Gaveau.

Cette série de récitals a permis de remettre au-devant de la scène l’un des plus grands pianistes français — un artiste qui était trop souvent une rumeur, mais que peu de jeunes ou moins jeunes avaient eu la chance d’entendre en récital à Paris.

Barda s’inscrit dans la tradition d’un certain Àge d’Or du piano. Il façonne son jeu comme bien peu osent le faire aujourd’hui.

En lui est perpétué cet art pianistique que l’on croyait perdu, à la fois sobre et intense, riche et flamboyant, porté par un souffle étonnant, qui ne retombe jamais ou presque, propre à la lignée de ces aînés dont il est l’héritier, qui ont pour noms Ignaz Tiegerman, son Maître, Ignaz Friedman, Lazare-Lévy, Horowitz. À cet égard, les témoins de ses deux derniers récitals on t vécu des moments intenses !

Le programme de son récital 2020 est particulièrement excitant, qui comporte une première partie largement consacrée à Bach, avec une sélection de Préludes et Fugues du Livre I du Clavier bien tempéré ; puis les deux cahiers d’Impromptus de Schubert, et à la Sonate de Berg.

***

Henri Barda, né au Caire en 1941, n’est encore qu’un petit enfant lorsque, transcrivant sur le piano familial ce qu’il venait d’écouter, ses parents découvrent ses dons musicaux :

« C’est en se rendant compte de ma capacité à reproduire le thème central du ballet Le Lac des Cygnes de Tchaïkovski dès l’âge de quatre ans que mes parents ont décidé de me présenter à un professeur de piano. […] J’avais une compréhension innée des intervalles, qui me permettait d’harmoniser et transposer dans toutes les tonalités. »

 

On lui donne un professeur qui n’est rien moins que le grand pianiste polonais Ignace Tiegerman — seul rival que Vladimir Horowitz ait craint, dit-on — venu s’installer sous un meilleur climat pour lutter contre son asthme.

 

D’abord élève à Vienne de Theodor Leschetizky, c’est avec principalement l’assistant de ce dernier, Ignaz Friedman, qu’il considère comme son mentor, que Tiegerman avait travaillé.

Henri Barda, devenu adolescent, connaîtra l’exil à Paris au moment de la nationalisation du canal de Suez et de la guerre qui s’ensuivit. I

 

À seize ans Barda entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et y poursuit ses études dans les classes respectivement de piano (il en sortira avec un Premier prix), de musique de chambre (également Premier prix) et de solfège de Joseph Benvenuti, Jean Hubeau et Madeleine Giraudeau, parallèlement à des cours privés de piano avec Lazare-Lévy. Puis, grâce à l’obtention d’une bourse, il part à New York pour étudier durant quatre ans à la Juilliard School où il reçoit l'enseignement de Carlos Buhler, Beveridge Webster et Paul Makanovitsky.

« Mon expérience à New York en tant que boursier à la Julliard School aura sur moi une influence déterminante. J’ai eu l’occasion d’entendre Horowitz à plusieurs reprises et ai toujours éprouvé à son égard la même dévotion pour sa fantaisie, ses fabuleuses capacités techniques et son oreille hors pair. » « J’ai l’oreille absolue, mais cela ne constitue pas un élément déterminant. Ce qui compte, c’est de savoir mémoriser les intervalles et improviser dans tous les tons. »  

Les moyens pianistiques de Barda sont énormes, son oreille exceptionnelle. Une personnalité audacieuse éclate dans la lecture des œuvres qu’il pousse dans leurs retranchements, osant les violenter parfois jusqu’à la rupture d’oxygène.

Dans une telle poussée agogique, qui va droit au but, où la puissance du jeu ne faiblit que rarement, nul risque pour Henri Barda de tomber dans le sentimentalisme complaisant, les joliesses de nuances ou pianissimi contemplatifs. Ses interprétations, toujours captivantes, ne peuvent laisser personne indifférent.

Pianiste hors norme, Henri Barda l’est aussi par son détachement carriériste qui l’a tenu en dehors des concours et des studios d’enregistrement, parce qu’en artiste profondément engagé et authentique il vit la musique pour ce qu’elle lui apporte jusque dans le tréfonds de son âme :

« Je n’ai jamais vu la musique comme un chemin vers la gloire, mais comme un voyage à l’intérieur de moi. »

Sn parcours l’a mené partout en Europe, aux Etats-Unis en tournée, au Japon où il joue avec l’orchestre symphonique de la NHK ; de même qu’il a reçu en 1978 le Prix international Franz Liszt de Budapest et en 1990 le Prix international Frédéric Chopin de Varsovie pour son enregistrement des trois Sonates de Chopin (Calliope)

Autre étape importante : Jerôme Robbins lui confie l'entrée au répertoire de l'opéra de Paris de l'intégralité de ses ballets sur des œuvres de Chopin. Cette étroite collaboration avec la danse s'est poursuivie pendant plus de dix ans, tant sur la scène du Palais Garnier qu'en tournée internationale.

Interprète privilégié et de la première heure d'Olivier Greif, il a créé sa Sonate dans le goût ancien, et en duo avec le compositeur, le Tombeau de Ravel et la Petite Cantate de chambre. Il a également accompagné sa créatrice la soprano anglaise Jennifer Smith dans le grand cycle des Chants de l'Âme.

 

Henri Barda se consacre depuis longtemps à l’enseignement, d’abord à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il fut titulaire d’une classe de piano pendant douze ans, à l'École normale de musique de Paris ou encore lors de ses voyages au Japon.

« Les échanges fructueux avec les élèves me permettent de me remettre continuellement en question ».  Ses activités pédagogiques soulèvent en lui toujours le même enthousiasme, comme lui-même suscite chez tous ceux qu’il a enseigné, fidélité et reconnaissance.

Programme

JOHANN SEBASTIAN BACH
Le clavier bien tempéré, Livre I, Extraits

FRANZ SCHUBERT
Quatre impromptus, D. 899, op. 90
Quatre impromptus, D. 935, op. posth. 142

ALBAN BERG
Sonate, op. 1

Concert enregistré par France Musique pour diffusion ultérieure

 

 

 

Piano Steinway de la Maison Régie Pianos

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